top of page

Abonnez-vous à notre bulletin d'information gratuit sur l'investissement et l'immobilier, 100% Suisse.

🔒 Votre e-mail restera confidentiel, zéro spam.

Merci pour votre inscription.

Immobilier suisse : les prix continuent de grimper, faut-il regarder ailleurs ?

il y a 11 minutes
3 min de lecture



Immobilier suisse : les prix accélèrent au 3e trimestre 2026

Les prix des logements en propriété ont nettement accéléré cet été : l'Indice des Prix de l'Immobilier Résidentiel (IMPI) de l'OFS a pris +1,7 % au 3e trimestre 2026, à 129,8 points, soit +4,4 % sur un an. Concrètement, un bien en propriété coûte aujourd'hui près de 30 % de plus qu'à fin 2019.

Deux mouvements sont à retenir : les maisons individuelles rebondissent après un 2e trimestre dans le rouge, et les appartements en PPE restent le moteur de la hausse sur douze mois.



  1. Près de +30 % depuis fin 2019




La hausse ne faiblit pas : après un 2e trimestre plus calme (+0,7 %), l'indice a accéléré cet été et a atteint un nouveau record.


Depuis fin 2019, les prix ont progressé de près de 30 %, soit une augmentation considérable en moins de sept ans.

À titre d'illustration, un logement qui valait 800'000 CHF fin 2019 vaudrait aujourd'hui environ 1'039'000 CHF, s'il avait suivi exactement l'indice national.



  1. Maisons vs appartements : deux dynamiques différentes 


La PPE garde l'avantage sur un an. Sur le trimestre, ce sont les maisons qui tirent l'indice, mais sur douze mois, les appartements en PPE restent nettement devant:

 

  • Maisons individuelles : +3,3 %

  • Appartements en PPE : +5,4 %

  • Ensemble du marché : +4,4 %

 

La lecture est assez simple : avec un taux théorique de 5 % et 20 % de fonds propres exigés par les banques, la maison individuelle devient hors de portée pour beaucoup de ménages. La demande se reporte vers l'appartement, plus accessible.

Raiffeisen note d'ailleurs les premiers signes d'essoufflement liés au niveau des prix et aux règles de financement.


  1. Par régions : la hausse se déplace vers les villes plus abordables 



Selon l'OFS, la plus forte hausse du trimestre concerne les communes urbaines des petites agglomérations ou hors agglomération (+3,4 %), la plus faible les communes intermédiaires, entre ville et campagne (+0,6 %).


Les indices de Wüest Partner (variation sur le trimestre) donnent le détail par grande région :


  • Appartements en PPE : Suisse centrale +2,3 %, Tessin +2,2 %, Zurich et Berne +2,0 %, Suisse orientale +0,4 % seulement.

  • Maisons individuelles : région lémanique +0,8 %, Suisse centrale +0,5 %, mais recul à Zurich (−0,5 %), en Suisse orientale (−0,5 %) et en Suisse occidentale (−0,4 %).


Côté romand, RealAdvisor montre sur un an le même glissement : Fribourg, Sion et Neuchâtel mènent (maisons +3,0 à +3,2 %), tandis que Genève ferme la marche avec +1,9 % pour les maisons et +2,8 % pour les appartements. L'arc lémanique, déjà très cher, ralentit ; les marchés moins tendus rattrapent.

Attention : OFS, Wüest Partner et RealAdvisor utilisent des méthodes différentes. Compare les tendances, pas les chiffres entre eux.



  1. Et toi, que faire ? Regarde de l'autre côté de la frontière 


En Suisse, acheter devient surtout une question de capacité financière : les prix montent plus vite que les salaires depuis des années, et chaque hausse relève la barre des fonds propres et du taux théorique.


De l'autre côté de la frontière, la tendance est inverse. En France, les prix reculent d'environ 1,2 à 1,3 % sur un an à fin septembre selon RealAdvisor, et l'INSEE mesurait déjà −0,8 % sur un an au 2e trimestre. L'écart avec la Suisse (+4,4 %) se creuse trimestre après trimestre.


Pour un investisseur suisse, la France voisine (Genevois français, Pays de Gex, Chablais, Doubs, Alsace) mérite donc un vrai examen, à condition de maîtriser quelques points :


  • Le marché frontalier n'est pas la France moyenne : il suit l'emploi genevois et vaudois, et ses prix peuvent diverger de la tendance nationale.

  • La devise : un crédit et des loyers en euros, c'est un risque de change CHF/EUR à intégrer dans ton calcul.

  • La fiscalité : régime de location (nu, meublé, LMNP), taxe foncière, plus-values, et articulation avec la convention fiscale franco-suisse.

  • Le financement : banques suisses ou françaises, apport exigé, assurance emprunteur.


C'est exactement ce que nous décortiquons dans les formations The Investor Group : comment analyser un bien des deux côtés de la frontière, structurer son financement et éviter les pièges fiscaux.


Pour aller plus loin, découvre nos formations sur the-investor-group.com et

🎯 Réserve ton entretien TIG (1h) https://www.the-investor-group.com/appel


Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé


Cheers,

Flavien @ The Investor Group

6 novembre 2026


 
 
 

Commentaires


bottom of page