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Les Suisses épargnent comme jamais : et s’ils étaient plus proches du FIRE qu’ils ne le pensent ?




Les ménages suisses n’ont jamais disposé d’autant de ressources financières. Selon les dernières données de l’Office fédéral de la statistique, le revenu disponible réel moyen par habitant a dépassé les 65'000 francs en 2025, tandis que le taux d’épargne volontaire a franchi la barre des 19 %. Des niveaux records qui placent une nouvelle fois la Suisse parmi les champions mondiaux de l’épargne.


Mais derrière ces statistiques se cache une question beaucoup plus intéressante pour l’investisseur individuel : que faisons-nous de toute cette épargne ?

Car épargner beaucoup est une excellente nouvelle. Encore faut-il transformer cette capacité d’épargne en véritable patrimoine.


 

1. Les ménages suisses disposent d’une capacité d’épargne exceptionnelle


Le taux d’épargne mesure, schématiquement, la partie du revenu disponible qui n’est pas consommée. À 19 %, cela signifie qu’une part considérable des revenus des ménages reste disponible pour constituer du patrimoine.


Cette propension à épargner n’est d’ailleurs pas nouvelle. La Suisse figure depuis longtemps parmi les pays développés affichant les taux d’épargne les plus élevés.


Et cela vient en plus d’un système de prévoyance particulièrement développé : AVS, deuxième pilier et, pour beaucoup, troisième pilier. Une partie importante de l’accumulation patrimoniale des Suisses se fait ainsi presque automatiquement au cours de leur vie professionnelle.


Les chiffres de la Banque Nationale Suisse donnent une idée de l’ampleur du phénomène : fin 2025, les seuls actifs financiers des ménages atteignaient 3'278 milliards de francs, en hausse de 3,8 % sur un an.


Sur le papier, le ménage suisse moyen possède donc plusieurs ingrédients particulièrement favorables à la constitution d’un patrimoine : revenus élevés, capacité d’épargne importante et système de prévoyance solide.

 

2. Épargner n’est pourtant que la première étape


C’est ici que se situe probablement le principal enjeu.

Mettre 1'000 francs par mois de côté est une chose. Les investir pendant vingt ou trente ans en est une autre.


Prenons un exemple volontairement simple. Un ménage qui investit 1'000 francs par mois pendant 25 ans aura versé 300'000 francs de sa poche.

Avec un rendement moyen hypothétique de 5 % par an, son capital atteindrait environ 596'000 francs.

À 2'000 francs par mois, on approche 1,2 million de francs.


Ce ne sont évidemment que des simulations : les rendements ne sont jamais garantis, les marchés fluctuent et la fiscalité doit être prise en compte. Mais elles illustrent une mécanique fondamentale de l’indépendance financière : le temps et les intérêts composés peuvent devenir presque aussi importants que le montant épargné.


L’objectif n’est donc pas simplement d’épargner davantage. Il est de se donner le temps et de faire travailler efficacement l’épargne déjà disponible.

 

3. Et si beaucoup de Suisses étaient déjà sur le chemin du FIRE ?


Le mouvement FIRE — Financial Independence, Retire Early — est souvent associé aux États-Unis, à des taux d’épargne extrêmes et à l’idée de prendre sa retraite à 40 ans.

C’est une vision un peu caricaturale.


Le véritable objectif du FIRE est surtout d’atteindre un patrimoine suffisant pour que le travail devienne progressivement un choix plutôt qu’une nécessité financière.


Et vu sous cet angle, la situation suisse devient particulièrement intéressante.

Une personne de 45 ou 50 ans possède parfois simultanément un deuxième pilier conséquent, un troisième pilier, un portefeuille de titres, éventuellement de l’immobilier et une capacité d’épargne encore importante.


Elle ne se considère pourtant généralement pas comme « financièrement indépendante ». Pourquoi ? Parce qu’elle n’a tout simplement jamais consolidé l’ensemble de ces éléments dans une seule projection patrimoniale.


La question n’est donc pas nécessairement : « Puis-je arrêter de travailler demain ? »

Elle peut être : « À partir de quel âge mon patrimoine pourrait-il couvrir durablement mon niveau de vie ? »

La réponse réserve parfois de bonnes surprises.

 

4. Attention aux moyennes


Les records nationaux ne doivent évidemment pas masquer les disparités.


Tous les ménages suisses n’épargnent pas 19 % de leurs revenus. Les ménages aux revenus les plus faibles peuvent au contraire être contraints de puiser dans leur patrimoine pour financer leurs dépenses. Dans les données détaillées de l’OFS, les ménages disposant de moins de 4'839 francs de revenu brut mensuel étaient ainsi fréquemment dans une situation où les dépenses dépassaient les revenus.


Même au sein de la classe moyenne, les situations sont très différentes : dans sa partie inférieure, environ un ménage sur quatre ne pourrait pas absorber une dépense imprévue de 2'500 francs.


Le FIRE n’est donc ni une recette universelle ni une compétition.

Il s’agit avant tout de comprendre sa propre situation

 

5. Le chiffre le plus important n’est peut-être pas votre salaire


Pour mesurer son chemin vers l’indépendance financière, quelques données sont finalement beaucoup plus instructives : patrimoine financier et immobilier net, avoirs de deuxième et troisième piliers, capacité d’épargne annuelle, dépenses nécessaires au maintien de son niveau de vie et rendement raisonnablement attendu de ses investissements.


Une fois ces éléments réunis, il devient possible de construire une véritable trajectoire financière.


Et c’est peut-être le principal enseignement de ces nouveaux records d’épargne : beaucoup de Suisses sont probablement plus proches de l’indépendance financière qu’ils ne l’imaginent.


Ils disposent déjà du revenu, de l’épargne et souvent d’un patrimoine accumulé pendant des années. Ce qui manque parfois n’est pas davantage d’argent, mais une vision globale et un plan.

 

6. Le mesage TIG en conclusion


Chez The Investor Group (TIG), c’est précisément l’une des questions que nous cherchons à aider les investisseurs suisses à résoudre : faire l’inventaire de leur patrimoine, comprendre où ils en sont réellement et déterminer le chemin restant vers leurs objectifs.

Votre date d’indépendance financière est peut-être beaucoup plus proche que vous ne le pensez.

La première étape consiste simplement à faire le calcul.

 

Tu souhaites en savoir plus sur ton indépendance financière, TIG peut t’aider, contacte-nous ou réserve un entretien : Réserver un entretien individuel.

 




Cheers,

Etienne @ The Investor Group

27 août 2026



Cet article est fourni à titre éducatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.

 



 
 
 

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